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On entend habituellement par pornographie l’ensemble des représentations objectives de la sexualité en acte, et par érotisme ce qui est à même d’éveiller, chez un sujet, le désir sexuel. De cette distinction, notre époque fait volontiers, pour des raisons essentiellement morales, une opposition à l’intérieur d’un même genre : l’érotisme se contenterait de suggérer la sexualité, laissant ainsi libre cours à la construction individuelle du fantasme, là où la pornographie, dans son alliance avec l’industrie marchande, se complairait dans la mise en scène brute et obscène. Que dissimule ce glissement sémantique ?