L’Inconscient et les problématiques du corps en psychopathologie

Séminaire D.W. Winnicott du laboratoire LIRCES


21-11-2018 Campus carlone - Amphi 60 ou 61
Publication : 21-11-2018
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SÉMINAIRE D.W. WINNICOTT

Dirigé par André CALZA
Psychologue clinicien Paris 7 – Psychanalyste I.P.A
D.I.U de Psychosomatique Paris 7-Bichat


METAPSYCHOLOGIE FREUDIENNE et

« METAPSYCHOLOGIE DES PROCESSUS »

 

L’Inconscient et les problématiques du corps en psychopathologie

 

 

Selon Freud en 1913: « Par langage on ne doit pas comprendre simplement l’expression des pensées en mot mais aussi le langage des gestes et toutes formes d’expression de l’activité psychique ».
On ne saurait mieux définir la place du corps et de ses langages dans la communication avec soi et avec l’environnement. Pour reprendre le schéma Freudien de la représentance pulsionnelle nous pouvons dire que l’affect et l’émotion (à distinguer) sont des formes de langage indispensables à la construction du langage verbal au même titre que la prosodie et les idiosyncrasies. De la même manière la représentation de choses est indispensable dans la chaîne signifiante à l’établissement de la symbolisation secondaire. Inversement la carence de symbolisation primaire peut produire une parole désincarnée.
En 1905 Freud précise encore que dans les états morbides (psychotiques) « la faculté de concentrer l’effort psychique sur un seul point est probablement restreinte. La représentation par assonance verbale prend le pas sur le sens des mots » .
Arrimage corporel du langage ou désarrimage ? Telle est la problématique en jeu et l’étude de ses conséquences. Avoir un corps selon Sami-Ali c’est d’abord avoir un espace et un temps qui indissociables selon lui de la question de l’identité sexuée et c’est aussi la capacité de dire « je ».
Chez l’enfant pré-oedipien « la part mot » de la chose conduit ce dernier à traiter les mots comme des objets et à assigner à une consonance identique ou analogue , un sens identique. Les études sur l’hysterie (1895) soulignent que le fantasme est traduit dans le langage moteur projeté sur la motilité. Le corps y est ramené à des symptômes corporels suivant une « anatomie de l’imaginaire » qui ne tient pas compte de l’anatomie réelle.
Les langages corporels premiers, sensoriels, sensori-moteurs, affectivo-emotionnels précédent l’avènement du langage verbal. Du fait de leur précocité, ils sont reliés à leur environnement primaire dont ils dépendent pour la reconnaissance de leur « valeur messagère ». La non reconnaissance de cette valeur messagère par l’environnement premier et ses conséquences seront abordés dans le cadre des pathologies narcissiques, identitaires et psychosomatiques en s’appuyant sur la pensée de DWW Winnicott.

 

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