L'Histoire de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines

Composante de l’Université de Nice constituée par le décret du 23 octobre 1965, l’U.E.R. Lettres et Sciences Humaines prend la suite d’un collège universitaire, l’Institut d’études littéraires, créé en 1941 et rattaché à l’Université d’Aix-Marseille.
Installée d’abord dans les locaux vétustes et les salles préfabriquées de l’Elysée Palace, ruede France, la faculté de Lettres sera installée à la rentrée 1967-1968 sur le magnifique siteCarlone, dans des bâtiments construitsde 1964 à 1967 qui ont reçu lelabel «patrimoine du XXème siècle».

 

En matière d’enseignement et de recherche, elle suivra l’évolution d’autres Facultés de Lettres de France en élargissant progressivement les filières de formations «classiques» aux Langues Étrangères Appliquées (L.E.A.), aux sciences de l’Information et de la communication et aux Arts prenant alors le nom d’U.F.R. Lettres, Arts et Sciences Humaines (L.A.S.H.). Par ailleurs le département de géographie deviendra une U.F.R. à part entière, l’U.F.R. Espace et cultures. L’augmentation massive des étudiants à la fin du vingtième siècle amènera le départ du département de psychologie puis brièvement de celui d’histoire sur le site de Saint Jean d’Angély récemment construit puis la diminution des effectifs étudiants dans les disciplines de lettres, arts et sciences humaines justifia les retour de ces départements à Carlone.

 

La recherche, d’abord individuelle et valorisée par les Publications de la Faculté de Lettres, s’est peu à peu coulée dans les moules fournis par le Ministère, le CNRS et les autres établissements de recherche scientifique, souvent inspirés des pratiques des sciences dures, et plusieurs laboratoires ont rapidement acquis une réputation internationale. Le rôle de la Bibliothèque Universitaire et, d’un autre point de vue ,celui des bibliothèques de sections a été fondamental.
Les premiers enseignants-chercheurs étaient majoritairement issus du second degré de l’Académie de Nice, de l’Université d’Alger et d’autres universités d’Afrique. Les enseignants -chercheurs et les étudiants ont participé à la grande histoire, à commencer par les évènements de mai 68 qui ont initié la pratique des A.G., et ont connu de multiples petites histoires, comme celle du foyer ou du Festival Espace Libre, témoignages qui pourront se raconter à l’occasion de cet anniversaire (50 ans de l'UNS).

 

Il serait difficile de relever de «grands noms» parmi les personnalités qui ont fréquenté ce lieu : il y eut des personnalités connues du grand public1, d’autres dont l’excellence est reconnue dans leurs domaines scientifiques respectifs et d’autres, enseignants chercheurs et administratifs des divers départements, qui ont marqué des générations d’étudiants autrement, comme on le voit par exemple dans le roman campus horribilis publié en 1993, sous le pseudonyme de Dan O’Conley, par deux professeurs de littérature française. De nombreux personnages de renom ont été invités pour une conférence, un colloque ou une période plus importante à la Faculté de Lettres.

 

 

1 : Max Gallo, Michel Butor, Leclezio etc...