Œuvres

Un musée à ciel ouvert :

Présentation des œuvres exposées sur le site de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines

 

 

sculpture acier inoxydable

Sculpture en acier inoxydable, Albert FERAUD et Michel GUINO, 1968

 

Cette sculpture s’offre comme un contre-point à l’architecture : à la rigueur des lignes et des surfaces elle vient amener désordre et vitalité elle est dionysiaque dans un univers apollinien. Les points de soudures sont autant de blessures révélatrices de la chair : pour mieux dire le vivant au cœur du savoir . De plus elle est posée comme un rideau de théâtre, théâtre ouvert à l’antique, d’où s’échappent les notes d’un hypothétique chœur décuplé par la réverbération métallique. Elle est « l’anima » du bâtiment.

Lieu : Agora, Campus Carlone

 

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Dispositif n°12

Dispositif n°12, Ilfochrome contrecollé sur aluminium, Anne FAVRET et Patrick MANEZ, 1997

 

Dispositif est un ensemble d’images dont chacune, comme l’élément de base d’une construction, montre un sujet identifiable et nommable de l’espace fabriqué contemporain : immeuble de bureau, parking, piscine, hall, parc, etc.
Ce ne sont que des images... et tout est mis en place ( cadrage, lumière, tirage ) pour que cette qualité “d’image”, avec ce que cela implique de surperficialité, soit mise en avant.
Il s’agit de photographies réversibles. Elles sont à la fois proches et lointaines : les lieux présentés sont suffisamment quotidiens et banals pour éveiller des souvenirs dans la mémoire du spectateur et en même temps presque invisibles tellement nous avons l’habitude de les voir. Elles annihilent la différenciation intérieur / extérieur. Comme la surface d’un volume mathématique qui n’a ni endroit, ni envers, ces photographies semblent circonscrire toujours, un même espace quelque soit son sens. Elle sont à la fois identifiables et abstraites. Seul le dispositif, agencement des photographies entre elles, permet de dépasser la surface. On passe de l’inframinceur de la photographie à une construction spatiale fictive qui n’existe pas concrètement mais qui se déploie d’une surface à l’autre en évitant la dimension narrative souvent induite par le montage.
C’est un travail qui questionne la frontière entre l’espace physique et l’espace mental, régi par la volonté de situer l’espace en dehors du pur domaine du visible, et, inversement, de ramener sur le plan du visible des données purement intellectuelles. Son intérêt ne réside pas tant dans la monstration de chaque élément que dans l’espace général qu’il permet d’appréhender : espace physique de la ville contemporaine et espace mental de celui qui la perçoit.

Lieu : Salle du conseil, Campus Carlone 

 

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jeux de miroirs

Jeux de miroirsHenri OLIVIER, 2004

  

S’il y a quelque chose de récurant dans le travail d’Henri OLIVIER ce sont ses bassins d’eau, avec l’effet miroir et les lignes horizontales et verticales structurant le paysage. Il met en relation le jardin et l’architecture du lieu, créant un environnement et une atmosphère qui questionnent notre perception de l’espace. Il nous invite à déambuler à l’intérieur de son œuvre à travers l’image de notre propre reflet qui se place dans le jardin. Cette image reflétée et imprégnée dans la mémoire, il va la déplacer par la vision extérieure et globale qu’il nous offre au travers des différents angles de vue. Son travail peut s’apparenter à l’Arte Povera de par le choix radical des formes géométriques, des horizontales et verticales et de par son utilisation de matériaux bruts et naturels. Son travail est fait tout en délicatesse. Les gestes sont précis, complexes, complets, avec l’amour de la chose bien faite. Que ce soit la couleur ou chaque détail, tout a été sélectionné pour ce lieu précis. Grace à la réflexion des reflets entre les bassins et les miroirs, on voit le ciel sur les vitres : fulgurance d’un moment présent figé dans les reflets. Les propositions plastiques d’Henri Olivier créent une atmosphère d’orient dans un espace d’occident, procurant un instant magique à tous ceux qui prennent le temps de les regarder. C’est une sorte de méditation et de relaxation entre les jardins du Midi et les jardins zen japonais.

Lieu : Bâtiment administratif, Campus Carlone

 

( Interprétations des oeuvres réalisées par les étudiants de Madame DEL REY à l'occasion des 50 ans de l'UNS sur le campus Carlone (2015).)