La procrastination en moins, les révisions en plus : la BU de Saint Jean d’Angely ouvre jusqu’à minuit

Depuis le lundi 16 janvier, la bibliothèque de Saint Jean d’Angely ouvre ses portes jusqu’à minuit. C’est une révolution pour les étudiants de l’Université. Dans un environnement calme et propice aux études, la procrastination n’est pas à l’ordre du jour. Rencontre avec ces étudiants.
La procrastination en moins, les révisions en plus : la BU de Saint Jean d’Angely ouvre jusqu’à minuit

La BU de St Jean d'Angély - crédit photo © service communication

Mardi soir, 23h. Un café à la main, les étudiants profitent de l’ouverture tardive de la bibliothèque du campus Saint Jean d’Angely.

Depuis le 16 janvier 2017, cette bibliothèque bénéficie d’horaires élargis allant jusqu’à minuit du lundi au vendredi. Avec plus de cent heures d’ouverture hebdomadaire, cette bibliothèque est l’une des plus ouvertes de France. Travailler le soir est un avantage non-négligeable. Tous les étudiants présents ce mardi soir partagent cette même idée. L’environnement studieux de la bibliothèque empêche la procrastination, sport incontesté de tout étudiant.

Maria, en première année de médecine est formelle « la BU ouverte tard, ça m’oblige à réviser ». Pour Renan et Thibaud, l’idée est la même « on a pas la motivation chez soi ». Cette ouverture tardive est aussi très bénéfique pour les étudiants qui travaillent en parallèle de leurs études. Josquin en 2ème année de mathématiques est formel « Je travaille à côté de mes cours. Avant je ne pouvais pas étudier à la bibliothèque, maintenant je peux. » Yverick en master 2 de sociologie rajoute « Dans la journée, je suis très occupé, c’est très compliqué. Surtout que je n’ai pas d’ordinateur. » Ambre en première année de médecine y voit surtout une avancée d’un point de vue social « L’ouverture tardive de la BU c’est bien, ça permet de bosser avec des gens qu’on connaît. » Renan et Thibaud, étudiants en classe préparatoire au Lycée Massena, rajoutent qu’il leur est désormais possible d’aller manger chez eux ou en ville avant de revenir bosser ce qui est difficile quand une bibliothèque ferme à 20h « ça aide à la rentabilité ». Rentabilité que souligne aussi Yverick « Avec cette ouverture, j’avance plus vite, car je peux travailler plus longtemps. »

Y aurait-il des choses à rajouter ? Oui si on en croit la majorité des interrogés. Si certains aimeraient que le dispositif s’étende à d’autres campus (Valrose notamment), d’autres voudraient des horaires étendus également le weekend. Thibaud et Renan sont beaucoup plus terre-à-terre. Ce dont ils rêvent, c’est de plus de choix pour se restaurer lorsqu'ils fréquentent la BU le soir, le summum serait la mise à disposition d’un four micro-ondes.

 

Violaine Hervy