A quoi sert le Conseil National des Universités en sciences de gestion ?

« Des perspectives bien plus intéressantes peuvent s'ouvrir dès lors que nous choisissons une position située en dehors de la ligne de la dichotomie. (...) Chaque fois que l'on déroule le film de la vie, l'évolution prend une voie différente de celle que nous connaissons. (...). Mais la diversité des itinéraires possibles montre à l'évidence que les résultats finaux ne peuvent être prédits au départ. (...) Cette troisième alternative ne représente ni plus, ni moins que l'essence de l'histoire. Elle a pour nom contingence - et la contingence est une chose en soi, et non la combinaison du déterminisme et du hasard. » La vie est belle (1997), Stephen Jay Gould, édition points, 1998 (isbn 2.02.035239.7), p. 56-57.

Les sciences de gestion se caractérisent par leur diversité : diversité de l’objet d’analyse (organisations à but lucratif, à but non lucratif…), des niveaux d’analyses (points de vente, secteurs d’activité, réseau de distribution, BU, acteurs, outils, division, etc.), des champs d’application (secteur bancaire, secteur public, secteur associatif, secteur des services, industries, management international, management du sport, management de la santé, etc.), des disciplines structurantes (le marketing, la finance, la comptabilité, le contrôle de gestion et l’audit, les systèmes d’information, la gestion de la production, la logistique, la stratégie, les ressources humaines) mais aussi des approches épistémologiques et théoriques, ou encore des méthodologies d’analyse mises en œuvre,

Par ailleurs les sciences de gestion se distinguent par une forte exigence de la recherche académique (critères de publication très exigeants, classement des revues formalisé, concurrence internationale avec des laboratoires et des collègues très performants mais également avec les Business Schoolqui portent des ambitions scientifiques très élevéeset offrent souvent des moyens et des structures bien plus compétitifs que ceux des universités françaises), une forte exigence sur la pédagogie (un nombre élevé d’étudiants par rapport aux autres unités de formation universitaires, et des objets d’enseignement en constante évolution avec des supports, des attentes et un rayonnement également en renouvellement permanent : enseignement digital, en anglais, à des publics executives…), et une forte exigence institutionnelle (les charges et les engagements institutionnels au niveau local et au niveau national sont souvent très élevés au regard du nombre d’enseignants-chercheurs de la section 06 ; dit autrement les Sciences de Gestion souffrent davantage que les autres de sous-encadrement).

 

Eric Lamarque (Directeur de l’IAE de Paris - Sorbonne Business School, Président du Réseau des IAE) revient sur le rôle important des IAE dans le paysage universitaire français, rappelle leurs spécificités organisationnelles, et leur contribution à la formation des étudiants en Management en France.

 

Les I.A.E., un enseignement d'excellence en gestion [Eric Lamarque]


Véronique Des Garrets (Présidente du CNU 06) passe en revue le rôle du CNU qui n’enlève rien à l’autonomie des Universités et qui rappelle néanmoins que les enseignants-chercheurs toute discipline confondue sont des fonctionnaires d’Etat. 

A quoi sert le Conseil National des Universités en sciences de gestion ? [Véronique des Garets]